The Letters of Queen Victoria/Volume 2/Chapter 13/From King of France 15 November 1844

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The King of the French to Queen Victoria.

SAINT CLOUD, le 15 Novembre 1844.

Madame ma bien chère Sœur,—Mes souvenirs de Windsor sont de ceux dont aucun ne s’efface. Je n’oublie done pas une petite question qui m’a été si joliment adressée, Where is my gun? et à présent j’en ai trouvé un qui serait indigne de la destinée que je prie votre Majesté de me permettre de lui donner, si le regret que la disparition du premier fusil avait causé, ne m’avait pas appris que le second devait être d’un genre à supporter tous les accidents que l’enfance aime à infliger à ses joujoux. C’est done tout simplement un très modeste fusil de munition adapté à sa taille que j’adresse à votre Majesté pour son auguste et charmant enfant le Prince de Galles, comme ma réponse à sa question.

J’ai encore une autre dette dont je vous prie de me permettre de m’acquitter. Quelque vif que soit mon désir de revoir Windsor, ce serait un trop long retard que d’attendre cet heureux moment, pour offrir à la Princesse Royale cette petite boite à ouvrage, de Paris, qu’elle m’a fait espérer lui serait agréable, et tout ce que je désire c’est que vos enfants se ressouviennent un jour d’avoir vu celui qui a été le fidèle ami de leur grand-pére, comme il lest et le sera toujours de leurs bien aimés parents.

Que votre Majesté me permette encore d’offrir ici au Prince Albert l’expression de la vive et sincére amitié que je lui porte et que je lui garderai toujours, et d’accepter celle de l’inaltérable attachement avec lequel je suis pour la vie, Madame ma bien chère Sœur, de votre Majesté, le bon Frère bien affectionné et fidèle Ami, Louis Philippe R.