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xviii
PREFACE TO THE

of the translation. Much, however, of what Sir W. Jones represented as ridiculous, and therefore unworthy of Zoroaster, and therefore unworthy of being translated, forms an integral part of the sacred code of the Zoroastrians. Sir W. Jones smiles at those who 'think obscurity sublime and venerable, like that of ancient cloisters and temples, shedding,' as Milton expresses it, 'a dim religious light[1].' 'On possédait déjà,' he writes in his letter addressed to Anquetil Duperron, 'and composed in very good and sparkling French, 'plusieurs traités attribués à Zardusht ou Zeratusht, traduits en Persan moderne; de prétendues conférences de ce législateur avec Ormuzd, des prières, des dogmes, des lois religieuses. Quelques savans, qui ont lu ces traductions, nous ont assuré que les originaux étaient de la plus haute antiquité, parce qu'ils renfermaient beaucoup de platitudes, de bévues, et de contradictions: mais nous avons conclu par les mêmes raisons, qu'ils étaient très-modernes, ou bien qu'ils n'étaient pas d'un homme d'esprit, et d'un philosophe, tel que Zoroastre est peint par nos historiens. Votre nouvelle traduction, Monsieur, nous confirme dans ce jugement: tout le collège des Guèbres aurait beau nous l'assurer; nous ne croirons jamais que le charlatan le moins habile ait pu écrire les fadaises dont vos deux derniers volumes sont remplis[2].' He at last sums up his argument in the following words: 'Ou Zoroastre n'avait pas le sens commun, ou il n'écrivit pas le livre que vous lui attribuez: s'il n'avait pas le sens commun, il fallait le laisser dans la foule, et dans l'obscurité; s'il n'écrivit pas


  1. Sir W. Jones's Works, vol. iv, p. 113.
  2. Ib., vol. x, p. 408.