Page:Folk-lore - A Quarterly Review. Volume 22, 1911.djvu/540

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504 Reviews.

de Cabaton sur ces memes tabous en Indochine et en Indo- nesia.

La troisieme partie est consacree a la mortalite des dieux, aux ceremonies de la raise a mort des rois divins, k I'obtention des rois destines a etre tues, chapitre qui comprend une excellente etude sur la crainte ou le mepris de la mort chez les divers peuples, bon exemple d'ethnographie psychologique. Dans le meme sens est congu le chapitre VII. sur la succession de I'ame

Quant au dernier chapitre il nous ramene a une categorie bien connue : les rites de raise a raort de I'esprit de la vegetation. L'ancienne collection de M. Frazer s'est encore enrichie; il n'y manque plus guere que les sources en langues slaves. Le fait etudie en appendice, a savoir le balancement corame rite raagique, a ete mieux etudie, et surtout explique, par Havelock Ellis. En general, sur bien de points de detail, Westerraarck a apporte de bonnes interpretations, dont M. Frazer ne tient pas corapte.

Sont egalement ignorees les interpretations recentes de Lang ou de Preuss ou de Marett. II est visible que cette ignorance des theories d'autrui est voulue et systematique ; il semble que seule la mort fasse trouver grace, bien que je ne voie nulle part les discussions theoriques que meritent des hommes cdrarae Liebrecht ou Mannhardt ou Bastian. La vie est courte, et I'ethnographie est immense : d'accord ! Les neuf dixiemes des theories n'ont qu'une valeur d'actualite ; d'accord aussi ! II est difficile, dans ces conditions, a la fois de recueillir des faits et de mettre a I'epreuve des theories : d'accord toujours !

Mais . . . enfin je ne sais trop que dire. En premier lieu, Bastian, ou Liebrecht, ou Salomon Reinach, ou Preuss, ou Westerraarck sont des savants qui en tant de directions ont fait leurs preuves, que discuter leurs opinions, ce n'est pas tant rendre homraage a leur qualite individuelle que rendre homraage a la science raeme.

Cette oraission a quelque chose d'etrange. que peut-etre je ne ressens aussi viveraent que parceque je suis omis dans le tas : pou'^quoi m'en cacher? J'avoue sincerement que si je fais bon marche de mes autres livres, mes J^ites de Passage sont corame un raorceau de ma chair, et furent le resultat d'une sorte d'illurai- nation interne qui rait subitement fin a des sortes de tenebres ou