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LE PREMIER DÉPART


Ah ! le silence, le multiple silence,
Vivant dans les départs,
Et le pressentiment traversant comme un phare
L'ombre et la distance.
Qu'elle semble loin, qu'elle semble tard
L'absence.

Dans un tourbillon d'heures — un jour, pas davantage —
Que de naufrages,
Que de débris épars,
Restés de ces naufrages !

Et cet embrun aux yeux,
Et ces morts sur la plage,
Et ces trésors sombres au fond de la douleur
La houle de vagues au cœur !


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